Pourquoi sont-ils devenus indispensables à notre quotidien ?
Avertissements :
- Les personnes ayant une pathologie rénale ou hépatique ne doivent pas consommer de compléments alimentaires sans avis médical
- Cet article ou les exemples qui y sont cités ne remplacent en aucun cas une consultation chez le médecin ou l’avis de votre pharmacien.
- Un complément alimentaire n’est jamais anodin, même aux dosages indiqués.
- Cet article ne traite que des compléments alimentaires disponibles à la vente légale en Belgique
Table des matières :
- L’alimentation et l’hygiène de vie moderne
- Compenser le mode de vie occidental
- Réduire le risque de maladie chronique
- Conclusion

L’alimentation et l’hygiène de vie moderne
Comme son nom l’indique, le rôle du complément alimentaire est de compléter notre alimentation et de soutenir notre hygiène de vie, deux éléments cruciaux au maintient d’une santé optimale.
Bien sûr, dans un monde idéal une hygiène de vie saine et une alimentation équilibrée devraient fournir l’ensemble des nutriments nécessaires pour permettre à notre organisme de fonctionner à son plein potentiel.
Cependant, la réalité de notre monde moderne nous expose à divers défis qui dépassent nos capacités biologiques !
Les facteurs de risque environnementaux
1. La pollution
Source continue de perturbateurs endocriniens et de radicaux libres, entraîne des troubles hormonaux et favorise les phénomènes inflammatoires.

Le problème est politique et la marge de manœuvre individuelle est faible.
Nous ne verrons pas de changement majeur tant que les gouvernements soumis au diktat de la finance autoriseront les industries capitalistes à déverser leur déchets dans la nature.
Ces industries étant généralement incontournables par leur nature monopolistique, le boycott est une solution qui reste réservée à une minorité aisée de la population pouvant se permettre des alternatives souvent plus chères.
2. Le stress
L’Alpha et l’Omega de nombreux problèmes de santé modernes car il aggrave l’inflammation chronique ainsi que les perturbations endocriniennes.
Il serait trop long de vous décrire en détail le lien avec le système immunitaire et endocrinien, mais pour faire simple : on sait que les émotions influencent la biologie du corps.
Ainsi des émotions négatives peuvent favoriser un état inflammatoire chronique qui contribuera aux poussées des pathologies chronique.

Pour celles et ceux intéressés par le sujet, il s’agit de la psycho-neuro-immunologie.
Selon moi, le système capitaliste (qui met l’accent sur la compétition, l’individualisme et l’appropriation) est particulièrement anxiogène et délétère pour notre santé mentale et donc notre santé globale.
De plus, toujours selon moi, bon nombre de comportements addictifs nocifs pourraient en fait être considérés comme des mécanismes de compensation face à cette pression systémique. Il devient donc difficile d’espérer une attitude « zen » de la population quand l’argent/le capital qui est le fondement de la survie moderne est de plus en plus concentré dans les mains d’une minorité mondiale1.
Il s’agit encore une fois d’un problème politique sur lequel l’individu seul n’a que peu de pouvoir. Il nous reste donc l’hygiène de vie et l’alimentation comme leviers objectifs.
Les facteurs de risque comportementaux
1. L’alimentation
Censée nous protéger contre ces agressions externe, elle est elle-même appauvrie voire toxique en raison de la production industrielle, de l’épuisement des sols et de la pollution aux perturbateurs endocriniens
Dans les années 1950, certaines variétés de pomme contenaient encore près de 400 mg de vitamine C. Aujourd’hui, une Jonagold ne contient plus que 4 mg de vitamine C… et de nombreux pesticides.
Ironie supplémentaire, non seulement la nourriture ne remplit plus son rôle nutritionnel, mais en plus elle devient vectrice de molécules toxiques pour l’organisme !

Quoi qu’il en soit, l’alimentation reste un levier sur lequel nous pouvons agir.
Nos besoins alimentaires n’ont pas beaucoup évolué depuis le paléolithique et notre espèce est faite pour supporter des périodes de restrictions alimentaires entrecoupées de périodes d’abondance (notamment riches en sucre et de graisses). C’est d’ailleurs ce qui explique en partie notre tendance à stocker le sucre (rare dans la nature) sous forme de graisse corporelle.
L’une des premières corrections simples consiste en la réduction des sucres et des graisses trans, en ciblant prioritairement :
- la Junk Food,
- les aliments industriels/transformés,
- les sodas et l’alcool
En parallèle, il faut augmenter l’apport en minéraux et anti-oxydants :
- via une alimentation plus riches en fibres végétales (issus des légumes)
- grâce aux tisanes notamment d’ortie, de prêle, de thym et de romarin qui sont d’excellentes sources de minéraux
2. Notre mode de vie sédentaire
L’activité physique régulière est en effet nécessaire à :
- l’élimination des déchets organiques,
- l’équilibre de notre système nerveux et endocrinien
- La régulation du stress
La bonne nouvelle c’est que le sport est redevenu tendance. La mauvaise c’est que la motivation principale reste trop souvent liée au résultat physique et aux performances excessives qui poussent l’individu au-delà de ses capacités, donc vers la blessure qui génère… du stress.

Pour les bienfaits sur l’organisme, on repassera ! L’être humain est en effet bâti pour une activité physique régulière basée sur l’endurance.
Si vous êtes très sédentaire et que, comme moi, vous êtes allergique à la salle de sport – oui c’est chiant de marcher bêtement sur un tapis pendant 30 minutes, voici un petit programme simple issus des régimes paléo2 (plus qu’un régime, c’est un art de vivre) facile à suivre pour réintroduire du mouvement dans votre quotidien :
- 30 à 60 minutes par jour d’activités douces et régulières : marcher, randonner, faire le ménage, promener les enfants, jouer avec Fifi le chihuahua, etc.
- 30 à 60 minutes par semaine de travail musculaire ciblé : musculation, jardinage, porter des objets lourds (sans vous faire mal au dos)
- 10 minutes par semaine d’efforts intenses : sprint, vélo, corde à sauter, etc. Consultez un coach sportif pour savoir quel type d’exercice correspondra le mieux à vos besoins en fonction de vos spécificités (âge, maladie, condition physique, etc.)
Sinon, faites comme moi : soyez retardataire chronique !
Je vous jure 5 minutes de sprint quotidien pour pas louper le bus, chargée comme un mulet (2 sacs fourre-tout, 2 gourdes d’eau, un sac à main et une écharpe XXL parce que dans la vie « on-ne-sait-jamais ») ça vous refait le cardio et la muscu en moins de deux🙃
Compenser le mode de vie occidental
Les compléments alimentaires nous permettent donc de compenser la baisse de qualité globale des aliments et les effets de la sédentarité.
Nous donnons simplement à notre organisme le coup de pouce nécessaire pour résister à l’avalanche de stress et molécules toxiques, dont nous ne connaissons pas encore tous les effets à long terme.
La complémentation peut également se montrer très efficace pour traiter un problème ponctuel qui risquerait de se transformer en maladie chronique à moyen/long terme.
Réduire le risque de maladie chronique
Pour faire simple,
« une pathologie chronique désigne une maladie dont les effets persistent dans le temps, en général plus de trois mois. Les maladies chroniques communes sont l’arthrite, l’asthme, le cancer, le diabète, la bronchopneumopathie chronique obstructive » Wikipédia
Ajoutons les pathologies chroniques non létales telles que les allergies, les troubles endocriniens et les maladies du système reproducteur, de plus en plus nombreuses.
Bien qu’elles ne soient pas mortelles en elles-mêmes, ces maladies contribuent à maintenir un niveau d’inflammation chronique élevé qui augmente les risques de développer des maladies plus graves, tels que les cancers.
Par ailleurs, de plus en plus de preuves scientifiques démontrent qu’évoluer dans un environnement pollué, stressant ou qu’être confronté à la malnutrition favorise les modifications épigénétiques (la façon dont nos gènes s’expriment) et le développement des pathologies chroniques non transmissibles 3 4.
Pour l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il s’agit de l’une des causes majeures de mortalité dans le monde.
Voici quelques chiffres édifiants issus d’un rapport de l’OMS de 20235 :
- Les maladies non transmissibles (MNT) tuent 41 millions de personnes chaque année, soit 74 % de tous les décès dans le monde.
Les facteurs de risques communs à la plupart des pathologies chroniques sont :
- une prédisposition (épi)génétique, qui peut par exemple expliquer que certaines personnes soient atteintes d’obésité et d’autres pas
- un environnement pollué riches en radicaux libres et en perturbateurs endocriniens, dont on ne cesse de
découvrirconfirmer les impacts délétères sur la santé à court comme à très long terme (générationnel) - une hygiène de vie déséquilibrée regroupant :
- l’inactivité physique,
- la consommation d’alcool et de tabac,
- une alimentation pro-inflammatoire,
- un niveau de stress chronique important
On le voit donc, les maladies chroniques sont la conséquence normale et prévisible du mode de vie occidental.
On peut légitimement regretter que le complément alimentaire devienne indispensable. Mais à moins de pouvoir se soustraire complètement de la société moderne pour laisser de l’espace à des activités physiques, créatives, sociales et spirituellement enrichissantes, l’intégration des compléments alimentaires devient une stratégie pragmatique pour maintenir notre santé dans un état relatif de bien-être physique et mental.
Conclusion
Optimiser sa santé…
On l’a vu, les compléments alimentaires, en particulier nutritionnels, sont devenus des alliés indispensables à notre quotidien.
Face à l’impact de nos modes de vie sur notre bien-être, la tentation d’explorer le rayon des compléments alimentaires peut surgir lors de nos courses au supermarché.
Mais pour choisir quoi, au juste ?
Et bien rassurez vous, il n’est pas nécessaire de remplir votre caddy d’ampoules et de gélules en tout genre.
… avec discernement !
J’ai identifié 4 compléments alimentaires essentiels, à faible risque d’effets secondaires et qui, à mon sens, mériteraient un remboursement par la sécurité sociale.
Pour les autres compléments alimentaires, je vous recommande d’aller en herboristerie, en pharmacie ou dans un magasin bio ayant investi dans du personnel qualifié en la matière.
Pour rappel, il est crucial de sélectionner ses compléments en tenant compte de divers facteurs personnels. Vendus sans conseils adaptés, ils risquent de se révéler inefficaces, voire nocifs.
J’espère que cet article vous a plu !
Sources :
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Capital_au_XXIe_si%C3%A8cle ↩︎
- https://www.thierrysouccar.com/sport/info/les-trois-lois-du-sport-paleo-2967 ↩︎
- https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/130382/1/20120506_06%20epigenetique.pdf ↩︎
- https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/130382/1/20120506_06%20epigenetique.pdf ↩︎
- https://www.who.int/en/news-room/fact-sheets/detail/noncommunicable-diseases ↩︎

Répondre à LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES (3/3) – Jordania Lugiery Annuler la réponse.